Dimanche 10 octobre 2010
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Notre maison a fait l objet d un article de plusieurs pages sur le magazine Maisons et Bois , en voici quelques
extraits :
L'amour pour la philosophie orientale a poussé un couple de girondins vers le choix d'une architecture japonaise pour la construction de leur maison de vacances sur le bassin d'Arcachon.
Le projet a été suivi du début à la fin par les deux propriétaires. En effet, les plans ont été réalisés par le neveu du couple, un concepteur réalisateur à qui l'on a sympathiquement imposé une
formation accélérée en culture architecturale japonaise.
(. ) Pensée en forme d'U et construite sur une charpente de type poteau poutre en sapin rouge du nord, cette maison est un véritable recel d¹essences de bois.
Extérieurement, les piliers lui confèrent une intrigante légèreté à laquelle contribuent aussi les ouvertures octogonales et rondes de la façade.
L'apparente complexité des formes extérieures, renforcée par les différents niveaux des toitures et par les avant-toits plongeants, s'harmonise sans pesanteur grâce aussi aux tons " miels " du
bois et des enduits. L'agréable esthétique est assurée par l¹alternance de crépi et clains en pin dont le rez-de-chaussée est enveloppé. Sans oublier la terrasse, elle aussi en pin, qui court
tout autour de la maison. En levant les yeux, on s'aperçoit que le sous-toit est en paillon habituellement utilisé pour se protéger du vent.
Cette idée des propriétaires a le mérite de remplacer le commun lambris, mais possède l'inconvénient de se rendre accueillant pour des familles d'oiseaux. Voir cette maison de l'extérieur stimule
la curiosité, incite à y entrer et, une fois à l'intérieur, on y resterait pour méditer, pour profiter de la chaleur et pour se perdre dans le relatif dépouillement des pièces.
(. ) À l'intérieur, le véritable coeur de la maison est la pièce centrale. Inondée de lumière, elle profite de toute la hauteur de la maison. Entre les accès et cette pièce, courent, tels des
filtres, deux couloirs où les fenêtres jouent entre elles et où se dressent les grands Shojis. Ces parois coulissantes en voiles de papier de riz dont les cadres sont en tulipier du Japon pour sa
légèreté et sa robustesse. Les Shojis tamisent la lumière lorsqu’elle est violente et ils offrent une atmosphère de théâtre des ombres quand le ciel vire au gris.
(...)En accédant à l'étage, on découvre la salle du thé, où une imposante rambarde en cèdre vous aide à franchir les dernières marches. Avec son parterre en jonc de mer, la pièce s'ouvre
généreusement sur le reste de la maison. Seul un parapet élancé en Zingana et un couvre-chef de samurai protègent les habitants du vide. Ici, la table basse, la base du futon et l'étagère ont été
fabriquées par le propriétaire. La simplicité des formes s'enrichit uniquement de la veinosité et de la texture du bois. Aucune teinte étrangère n'a été ajoutée aux tons d'origine des bois. En
face, de l¹autre côté de la maison, toujours située à l'étage, la chambre bénéficie de la grande fenêtre et du balcon afin d'ouvrir une perspective sur le jardin et, plus loin, sur le bassin
d'Arcachon. Même la chambre ne manque
pas à l'obligation générale de communication directe avec le reste de la maison. Comme pour la salle de thé, les ouvertures plongent sur la pièce principale, seulement atténuées par la présence
de Shojis coulissants à souhait.
Acajou, tek, cèdre et pin se retrouvent dans les salles de bain sous des formes aseptisées. Ici, le choix des lavabos imposait, pour les meubles, un travail artisanal, et suivant la maxime : " on
n'est jamais aussi bien servi que par soi même ", le propriétaire s'est construit un surprenant mobilier complété d¹une élégante décoration.
Tous les bois à l'intérieur de la maison sont traités avec des produits biologiques, ce qui contribue à la cohérence avec l'envie de naturel.